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SEO vinicole : comment faire connaître son vin ?

14 février 2022 – Brice Castaing

Le marché viticole français, avec ses 750 000 hectares de vigne, représente 11% de la surface mondiale des vignes et 15% de la production mondiale en 2020. 1/5ème des exploitations agricoles en France sont dédiées à l’activité viticole. La France est le 2ème producteur mondial de vin. Comme lors de la finale de la Coupe du Monde 2006, c’est l’Italie qui nous « vole » la 1ère place. La France reste toutefois le 1er pays exportateur de vin et fait sortir 30% de sa production hors de ses frontières.

Avec près de 87 000 exploitations viticoles sur ce marché et une baisse des exportations notamment liée à la hausse de la taxe d’import sur le vin aux Etats-Unis, il est vital pour les exploitants de savoir comment et à qui vendre leur production.

Le secteur viticole est très concurrentiel. Trouver et faire sa place sur Google n’est pas simple. Performez sur la toile grâce à nos conseils SEO dédié au marché du vin.

Qui sont les acteurs du marché de la filière vinicole ?

Plusieurs grands groupes se distinguent parmi les acteurs dans le viticole. Tous n’ont pas les mêmes fonctions ni les mêmes capacités face au digital, il est donc d’intérêt de savoir qui est qui.

  • Les producteurs : viticulteurs, vignerons, œnologues, maîtres de chai, chefs de culture, tonneliers et propriétaires de domaines viticoles,
  • Les acheteurs : négociants, courtiers ou commerciaux en vin et importateurs.
  • Les vendeurs : sommeliers, cavistes, guides oenotouristiques et autres distributeurs (grande distribution, restaurateurs, sites de commerce en ligne, les pure players)

Certains peuvent bien entendu faire partie de plusieurs de ces catégories.

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Comment séduire le client final ?

Des amoureux du vin, la France n’en manque pas, même si nous voyons la consommation nationale baisser depuis plusieurs années, les recherches sur Google, elles, continuent de croître. Nous savons notamment qu’un tiers des Français vont acheter leur vin en ligne, et cela a très probablement augmenté depuis la crise sanitaire. Pour séduire vos futurs clients, il faut les identifier et les comprendre. Voyons ce que l’on peut apprendre sur eux.

La saisonnalité

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, il existe une saisonnalité dans les recherches. Le 2ème semestre génère des volumes de recherches autour du vin plus importants.

La localité

Les volumes de recherche diffèrent selon les régions. Si vous souhaitez créer des contenus géolocalisés pour attirer un public ciblé, il est important d’identifier leur provenance. En France, les 3 top régions sont l’Île-de-France, l’Aquitaine et la région Rhône-Alpes.

Le support

Entre l’ordinateur de bureau (Desktop), le smartphone (Mobile) ou la tablette (Tablet), les recherches se font sur le marché vinicole majoritairement sur smartphone. Pensez donc à avoir de bons temps de chargement et un UX mobile agréable.

Le besoin

Pour séduire le consommateur et définir sa stratégie marketing du vin, il faut comprendre ce qui motive les choix des clients et leur méthodologie d’achat.
Un des critères de choix des acheteurs est l’origine géographique du vin. Le fait qu’un vin aille bien avec ce que l’on a prévu de manger est également fréquemment impactant dans la prise de décision. Ensuite viennent le prix, l’année et le millésime, le domaine, et, bien moins déterminant, nous retrouvons l’étiquette, le design ou forme de la bouteille.
Mais selon le type d’achat, les critères varient. Pour les achats en ligne par exemple, le prix (frais de port inclus) sera le 1er critère de choix.

Entretien avec un professionnel du vin 

Pour aller plus loin dans l’analyse, nous nous sommes rapprochés d’un professionnel du vin pour avoir son avis sur l’industrie vinicole et le digital. 

Nos 10 questions à un professionnel du vin :

Bonjour, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

  • Emmanuel Bourdin : Emmanuel Bourdin, caviste de père en fils depuis 1962, gérant des Caves Bourdin depuis les années 90, avec 3 boutiques à Montmartre, Bougival et Courbevoie.

Comment voyez-vous l’évolution de la consommation de vin en France ?

  • EB : Elle baisse en quantité, mais monte en qualité avec de nouveaux consommateurs qui cherchent des profils de vin qui leur ressemble. On sort de l’idée aristocratique architecturale du vin traditionnel, de la connaissance des terroirs n’co. Le consommateur jeune va chercher des goûts plus modernes et se tourne vers une recherche de vins naturels.

Sur quels critères recommandez-vous des vins à vos clients ?

  • EB : Généralement, la recommandation se fait sur un accord mets-vin, on pose des questions pour identifier la sensibilité du consommateur et bien sûr on vérifie le budget que le consommateur est prêt à débourser. La majorité des clients en cave achètent du vin pour eux-mêmes, mais lorsque l’achat est pour un tiers nos questionnements restent les mêmes.

Constatez-vous un essor des demandes autour des vins de niche (vin naturel, vin biodynamique, vin bio…) ?

  • EB : Clairement oui, ce type de vin représente 25% des références dans les Caves Bourdin pour répondre à une demande qui ne cesse de s’intensifier. 

Avez-vous des craintes quant à l’évolution de la digitalisation du monde vitico-vinicole ?

  • EB : Avec plus de 30 ans d’expérience en tant que caviste je pense qu’il est bon de différencier l’achat vin Paris intramuros et l’achat vin en province. La province disposant de moins de cavistes de proximité le réflexe du consommateur peut se porter plus rapidement vers une solution digitale. Sur des secteurs urbains, il s’agit plus d’achats impulsifs « j’ai un diner ce soir, j’ai besoin d’une bouteille de vin ». Les cavistes sont donc encore protégés de l’essor du web sur ce marché. L’impact de la vente en ligne est difficilement quantifiable sur mon activité qui reste sur une croissance annuelle malgré les épisodes Covid ou gilets jaunes. Il faut prendre en considération que les sites généralistes agissent comme la grande distribution, ils sont là pour vendre du volume, les clients en recherche de qualité, qui sont de plus en plus nombreux préfèrent toujours le contact humain. L’image qualitative du vin elle se fait via des secteurs historiques que sont les cafés, les restaurants et les caves.

Disposez-vous d’un site internet ? Constatez-vous une croissance d’activité depuis la digitalisation de votre activité ?

  • EB : Oui, la création de mon site date de2012 ans et je l’ai refondu en 2019. Mon site a permis d’apporter du sérieux et d’assoir la fidélisation de ma base client au travers de produits premium, de niche, ou de produits spécifiques que les consommateurs ne trouvent pas ailleurs. Grâce à mon site, j’ai pu constituer une base client que j’utilise pour promouvoir les nouveautés et les offres primeurs. L’année 2022 risque d’être délicate à cause de l’évolution de la disponibilité des vins, ce à cause d’une période de gel qui a réduit la production nationale de manière globale de 40% à 50%. Il ne sera donc pas étonnant de constater des augmentations de prix, car la demande est plus forte que l’offre.

Vendez-vous du vin en ligne ? Est-ce un axe que vous pensez développer dans un avenir proche ?

  • EB : Non, j’aime mon métier. Les clients viennent en cave pour des questions pratiques de proximité ou parce qu’ils cherchent une expertise, le conseil d’un connaisseur pour faire leur choix. Les visiteurs de mon site viennent principalement pour retrouver des informations sur les caves et leur localité ou pour découvrir les offres primeurs ou les offres mensuelles que je partage. La vente en ligne de vin représente, je pense une logistique certaine qui ne serait pas compatible avec notre structure actuelle, mais je ne suis pas fermé à l’idée.

Sur quels critères choisissez-vous de travailler avec vos partenaires viticulteurs ?

  • EB : La déontologie ! J’ai un réseau historique que je connais bien, j’ai un cœur de gamme qui reste relativement fixe avec un turn-over d’environ 10-15% annuel, soit 70 à 80 nouveaux vins chaque année. Pour l’ajout de nouveaux vins, le contact peut se faire par mail, sur les salons ou par démarchage. Le choix final se fera bien sûr après la dégustation du vin afin de vérifier s’il est bon et s’il peut convenir à ma clientèle.

Qu’attendez-vous d’un site d’un producteur de vin ou d’un négociant ?

  • EB : La déontologie 😊 Le producteur de vin est un couteau suisse qui va échanger avec de nombreux intervenants et vendre son vin aux professionnels comme aux particuliers. Le prix de vente du producteur devra faire en sorte d’être adapté selon s’il est vendu aux professionnels ou au particulier, cela afin que le prix final d’achat pour le consommateur final soit à peu près identique quel que soit le canal d’achat. La transparence sur la distribution du viniculteur est importante aussi. Il est toujours utile de savoir si le vin proposé est déjà distribué autour de mes caves, que ce soit dans un restaurant ou dans une autre cave.

Si vous pouviez prodiguer un conseil à votre vous d’il y a 10 ou 20 ans, quelles recommandations feriez-vous ?

  • EB : Je me ferai la recommandation de prendre plus en conscience le développement du web, de lancer un site d’e-commerce du vin et d’accentuer cette démarche de digitalisation dès que possible.

 

Un grand merci à Emmanuel Bourdin pour son accueil et sa disponibilité. N’hésitez pas à découvrir ses caves à Bougival, Courbevoie et Montmartre. 

Quelle stratégie SEO adopter dans le marché viticole ?

Selon quel type d’intervenant vous êtes dans ce marché et selon vos objectifs, la stratégie sera à adapter.

Conseil SEO 1 : Identifier vos éléments différenciants

Comme dans tout marché, il est essentiel de savoir ce qui vous différencie de vos concurrents. La façon de produire, les cépages utilisés, la terre exploitée, votre localité, votre château, votre expertise, vos diplômes, vos prix, vos labels ou appellations, votre réseau, votre visibilité digital… quelle que soit votre particularité, apprenez à en faire votre force.

Conseil SEO 2 : Soyez clair sur vos objectifs

Votre site web peut devenir le prochain Wiki du vin mais n’oubliez-en pas son objectif principal : récupérer les contacts de clients potentiels, faire venir sur votre exploitation ou dans votre cave, vendre …
Selon qui vous êtes sur ce marché, vos objectifs vont varier. Votre discours doit être adapté et ne laisser aucune équivoque sur qui est votre cible et quelle est votre offre. Un acheteur ne doit pas se demander trop longtemps s’il s’adresse à un négociant ou à un viticulteur.

Conseil SEO 3 : Offrez une expérience digitale identifiable

La concurrence est forte, qu’elle soit nationale ou internationale, il vous faudra donc permettre à votre cible client de se souvenir de vous. Que cela soit par un nom de marque impactant, par un logo ou un slogan original, par une expérience singulière sur votre site internet, il va vous falloir trouver l’accroche permettant que l’on se souvienne de vous.

Conseil SEO 4 : Encouragez les avis clients

Boostez les avis clients sur votre fiche Google My Business et apportez de la réassurance avec une bonne note globale et des avis commentés avec respect et professionnalisme.
Pensez à partager un lien direct vers la section des avis GMB auprès de vos clients et incitez-les à partager leur avis sur vos services ou sur leur expérience d’achat ou de vente auprès de vous. Retrouvez comment générer ce lien dans l’article suivant : SEO Local – 3 étapes pour développer votre visibilité.

Conseil SEO 5 : Diversifier les façons d’être reconnu

Pour être vu, il faut se faire voir. Sur le terrain, vous avez les salons, les foires, les circuits et séjours oenotouristiques, les séances de dégustations, à l’aveugle ou non, les animations en GD et bien d’autres solutions. Sur internet la diversité est bien présente également :

  • Votre site web
  • Les réseaux sociaux
  • Les forums spécialisés
  • Les campagnes sponsorisées via le Search, le Display ou les Social Ads
  • Les partages de contenu sur des sites thématiques
  • Les partages d’espace dans les newsletters pouvant cibler les mêmes personas
  • Les marketplaces génériques ou spécialisées
  • En créant des ressources d’intérêt pouvant être partagées
  • et ainsi de suite.

Plus vous aurez une idée précise de votre cible, plus il sera aisé de déterminer le ou les supports d’intérêts où il vous faudra aller les chercher. Des doutes ? Testez et trouvez de nouvelles voies vers vos clients grâce à Hacktive, l’agence de growth hacking du groupe Noiise.

Conseil SEO 6 : Travailler votre SEO Local

Si votre secteur géographique est limité alors une stratégie de visibilité locale est essentielle.

  • Vos contenus doivent refléter l’expertise de votre secteur géographique et inclure des mots clés ou expressions en lien avec l’univers œnologique ;
  • Optimisez votre fiche Google My Business, notamment la localité, la description et n’hésitez pas à exploiter les fonctionnalités Produits ;
  • Aussi, développez une stratégie de netlinking avec des sites dans la même localité.

Conclusion

Le référencement dans le domaine viticole n’est pas aisé. La concurrence dans le secteur est forte et s’étend mondialement. Si une stratégie internationale vous tente, contactez Ranking Road, il s’agit d’un réseau d’agences européennes, dont Noiise fait partie, travaillant de concert pour déployer vos stratégies hors des frontières. Ou, contactez notre agence SEO et confiez votre accompagnement en référencement de site de vin à des experts !

Brice Castaing
Consultant webmarketing

Consultant webmarketing au sein de l’agence SEO de Paris Noiise depuis 2019, je mets mes 15 années d’expérience digitale, et plus spécifiquement en référencement naturel, au service des clients que j’accompagne. Curieux, j’aime toujours découvrir de nouveaux univers métier et trouver les solutions SEO à envisager pour des résultats à court et moyen termes.