L’apport invisible de la présence d’une marque dans les LLMs
6 novembre 2025 – David Groult
Date de mise à jour : 10 novembre 2025
Depuis plusieurs mois, un débat agite le monde du SEO :
“Les LLMs ne représentent qu’à peine 1 % du trafic des sites web. Est-ce vraiment un enjeu stratégique ?”
Ce chiffre, souvent brandi comme un argument pour ne rien changer, est pourtant trompeur.
Car les LLMs ne sont pas des canaux de clics : ce sont des canaux d’influence.
Les modèles de langage comme ChatGPT, Claude, Gemini ou Perplexity façonnent les opinions, orientent les choix et influencent les décisions bien avant la recherche Google.
Et c’est là que réside leur véritable pouvoir : dans ce qu’ils créent en amont du trafic.
Les LLMs ne sont pas un canal de trafic, mais un levier d’influence
Le faux débat des 1 % de trafic
Aujourd’hui, il est exact que les LLMs génèrent encore peu de clics vers les sites web. Selon le radar Cloudflare du mois de juin, ChatGPT représente environ 0,23 % des parts de marché de la recherche en France.
Mais se limiter à ce chiffre, c’est comme juger la valeur d’une publicité télé en comptant le nombre de spectateurs qui se rendent immédiatement en magasin.
Les LLMs interviennent bien avant cette étape. Ils préparent la conversion.
Ils s’immiscent dans les réflexions des internautes, dans leur manière d’explorer et de comparer.
Prenons un exemple concret :
-
Un entrepreneur tape sur ChatGPT : “Quelle agence SEO peut m’aider à améliorer ma visibilité locale ?”
-
ChatGPT répond : “Des agences comme NOIISE, Eskimoz ou Uplix sont reconnues pour leur expertise SEO en France.”
-
L’utilisateur ferme ChatGPT, ouvre Google et cherche “NOIISE agence SEO” pour en savoir plus.
Dans les outils de tracking, ce trafic sera attribué au SEO classique.
Mais la véritable source d’influence, c’est ChatGPT.
Des moteurs de recherche aux moteurs de recommandation
Les moteurs de recherche classent. Les LLMs, eux, racontrent.
Là où Google affiche dix liens, ChatGPT produit une réponse structurée, contextualisée et narrative.
Il devient un conseiller conversationnel, pas un simple intermédiaire.
C’est une mutation majeure : on passe d’un modèle d’exploration (je choisis ce que je clique) à un modèle de confiance (je crois ce qu’on me recommande).
Demandez-lui :
-
“Quel outil pour créer des visuels pros ?” → Il cite Canva.
-
“Quel outil pour organiser mon équipe ?” → Il mentionne Notion.
-
“Quelle plateforme pour créer un site web ?” → Il recommande Wix ou Shopify
Aucune de ces marques n’a payé pour être là.
Elles sont présentes parce qu’elles ont laissé une empreinte informationnelle forte et légitime.
Et cette empreinte, les IA la relaient sans clic… mais avec impact.
La visibilité impalpable : un nouveau bouche-à-oreille numérique
Une influence invisible mais mesurable autrement
Les usages explosent.
D’après la 3ᵉ vague du baromètre Ifop sur la perception des IA génératives (juillet 2025),
➡️ 45 % des Français déclarent utiliser une IA générative, dont près de la moitié au quotidien.
C’est une progression de +40 points en un an.
Et selon une étude Equativ de septembre 2025,
➡️ 34 % des utilisateurs affirment utiliser moins souvent les moteurs de recherche classiques,
➡️ tandis que 25 % consomment davantage d’informations via des IA génératives.
Autrement dit : les IA conversationnelles déplacent progressivement le centre de gravité de l’attention.
Chez NOIISE, les signaux sont déjà visibles :
plusieurs prospects récemment contactés ont expliqué avoir découvert notre marque via une recommandation de ChatGPT, avant de rechercher “NOIISE” sur Google pour en savoir plus.
Ce parcours n’apparaît dans aucune donnée Analytics.
Et pourtant, c’est là que naît la conversion : dans cette phase d’influence invisible, où la marque s’impose avant le clic.
Du clic au contact mental
Le digital s’est longtemps construit sur la logique du “tout mesurable”.
Ce qu’on ne peut pas tracer, on le juge secondaire.
Mais dans le monde physique, les plus grands leviers de notoriété — la publicité, le sponsoring, le bouche-à-oreille — ne sont pas traçables non plus.
Une affiche dans le métro ne produit pas de clic.
Pourtant, elle installe une marque dans l’esprit.
Les LLMs jouent exactement ce rôle :
ils inscrivent une marque dans la mémoire conversationnelle collective.
Le clic mesure un acte.
Le LLM, lui, mesure une présence mentale.
Comment les LLMs choisissent les marques qu’ils recommandent
Les modèles de langage ne choisissent pas leurs marques au hasard.
Ils les identifient à partir de signaux réels : réputation, cohérence, régularité et sentiment positif.
Les marques qui ressortent le plus sont celles qui respectent les principes du modèle CURL :
-
Cohérence : un discours homogène et maîtrisé sur l’ensemble des canaux.
-
Unicité : un ton, une personnalité, un territoire distinctif.
-
Régularité : des signaux frais et fréquents (contenus, actualités, mentions).
-
Légitimité : des citations de sources externes fiables.
D’après l’étude Ifop, 71 % des Français associent les IA génératives à un outil de confiance pour “mieux s’informer” — preuve que les marques qui y apparaissent bénéficient d’un halo de crédibilité supplémentaire.
Vous souhaitez évaluer la pertinence du GEO dans votre stratégie ?
Profitez de 30 minutes de consulting stratégique avec un consultant expert de l'agence GEO NOIISE !
GEO : l’art d’être cité, recommandé et mémorisé
Le rôle du Generative Engine Optimization
Le GEO (Generative Engine Optimization) est la suite logique du SEO.
Son objectif : faire en sorte que la marque soit comprise, retenue et citée par les IA génératives.
Le GEO ne vise plus seulement le ranking, mais l’ancrage mémoriel.
Le rôle d’une agence GEO comme NOIISE est de bâtir une empreinte informationnelle cohérente que les modèles retiendront et reproduiront dans leurs réponses.
Cela suppose :
-
des contenus explicites, pédagogiques et contextualisés ;
-
une cohérence narrative entre site, réseaux et presse ;
-
une légitimité externe nourrie par des citations tierces, témoignages, études, avis, etc.
Les piliers d’une marque visible dans les LLMs
Les marques les plus visibles aujourd’hui dans les IA partagent un socle commun : une stratégie de branding omnicanale et organique.
Exemples :
-
Canva : tutoriels YouTube, communauté d’ambassadeurs, documentation riche.
-
Notion : milliers de contenus communautaires, templates partagés, comparatifs produits.
-
Shopify : présence forte dans les articles comparatifs et sur les forums.
Elles dominent les recommandations IA car elles ont bâti une empreinte stable, cohérente et positive dans l’écosystème numérique.
Pour aller plus loin sur les leviers concrets d’ancrage de marque dans les IA conversationnelles, consultez notre article “Conseils pour rendre sa marque visible dans ChatGPT”
Nouveau
2026 : vers un branding omnicanal et conversationnel
De la SERP au “LLMscape”
Le parcours d’information s’éclate :
les Français utilisent désormais ChatGPT, Perplexity, Gemini, Copilot, Siri, TikTok ou LinkedIn pour s’informer.
Selon Equativ, près d’un tiers des internautes déclarent qu’ils “n’ont plus besoin de Google pour tout savoir”.
Le SEO n’est plus un monopole.
Il devient une discipline d’écosystème.
Les marques doivent donc exister dans un nouvel environnement :
le LLMscape, cet espace où les IA agrègent, résument et recommandent les marques selon la confiance qu’elles inspirent.
Les nouveaux KPI de la visibilité
Les KPI de demain iront bien au-delà du clic.
Ils mesureront la présence conversationnelle d’une marque, c’est-à-dire sa capacité à exister dans les réponses générées par les IA.
Demain, les directions marketing ne se contenteront plus de suivre le trafic SEO, mais des indicateurs tels que :
-
le nombre de citations dans les LLMs,
-
la cohérence inter-sources (SERP, IA, réseaux, presse),
-
le sentiment global de marque dans les corpus conversationnels,
-
la récurrence des recommandations dans les IA génératives.
Chez NOIISE, nous avons fait le choix de développer notre propre outil interne : Acoustiik.
Cet outil a pour vocation de mesurer et suivre la visibilité GEO des marques à travers les modèles génératifs.
Plutôt que de dépendre d’outils tiers, nous préférons garder la main sur notre méthodologie, afin d’ajuster nos indicateurs en temps réel et d’expérimenter librement.
Ce choix d’indépendance nous permet de rester agiles dans un écosystème en perpétuelle mutation,
où les algorithmes, les sources et les usages évoluent à un rythme bien plus rapide que celui des moteurs de recherche traditionnels.
Acoustiik, c’est notre manière de rendre audible ce qui, jusqu’ici, restait invisible : la voix des marques dans les IA conversationnelles.
Ce que doivent faire les marques dès maintenant
Trois priorités émergent :
-
Travailler le branding comme un actif stratégique, avec un message clair et constant.
-
Multiplier les signaux de légitimité : études, collaborations, relations presse, mentions tierces.
-
Observer la visibilité GEO, en surveillant où, quand et comment la marque est citée par les IA génératives.
C’est cette cohérence globale qui fera la différence dans un monde où la première interaction avec une marque se fera souvent… sans clic.
Sortir du paradigme du clic
La valeur d’une marque ne se résume plus à son trafic.
Les LLMs ont ouvert une nouvelle ère : celle de la visibilité invisible, celle qui se joue dans la mémoire collective — humaine et artificielle.
Le SEO de demain ne consistera plus à gagner des positions, mais à gagner des conversations.
Et dans ce nouveau paysage, les marques les plus fortes seront celles dont on parle… même quand personne ne clique.
Vous avez des objectifs en tête ?
Aller plus loin avec d’autres articles